Par manque de lits, des patients de sexe opposés peuvent partager une chambre d’hôpital

Pays : CANADA
Institution : Ombudsman du Nouveau-Brunswick
Domaine d’intervention : Accès à la santé

Explication du problème

Une plainte a été déposée à notre bureau au sujet de la politique sur le partage des chambres dans l’un des hôpitaux régionaux du Nouveau-Brunswick. La plaignante avait déjà été patiente de l’hôpital. Depuis ce temps-là, elle s’opposait à sa politique sur le partage des chambres, c’est-à-dire à l’hospitalisation d’un homme et d’une femme dans la même chambre. Les autorités de l’hôpital affirmaient qu’elles étaient obligées de procéder ainsi à cause du manque de lits.

Intervention

Même si cette mesure n’était pas prise fréquemment, on y avait recours au besoin. Si un patient refusait de partager sa chambre avec un patient du sexe opposé, il avait le choix d’attendre sur une civière au service des urgences ou de quitter l’hôpital s’il y avait déjà été admis. Nous avons indiqué à la plaignante que nous allions faire enquête au sujet de sa plainte et que nous allions passer en revue la politique en cause. Après de nombreuses communications avec les représentants de l’hôpital, nous avons pris la décision de formuler une recommandation au sujet de la politique.

Résultats et suivi

Même si nous ne sommes pas favorables à l’idée de forcer des patients de sexe opposé à partager une chambre d’hôpital, nous avons pris en considération le nombre limité de lits d’hôpital dans la province et le fait qu’il serait irréaliste d’éliminer complètement tout partage des chambres. Nous avons donc recommandé que les cas d’hospitalisation de patients de sexe opposé dans la même chambre diminuent et soient limités aux situations exceptionnelles justifiées par une urgence ou une crise. Nous sommes d’avis que si cette recommandation est mise en oeuvre, elle constituera un compromis raisonnable par rapport à la politique qui est actuellement en vigueur. La plaignante a été satisfaite des mesures que nous avons prises à l’égard de ses préoccupations.