Le Bureau du travail ne tient pas compte de l’état de santé d’une chômeuse

Pays : BULGARIE
Institution : Ombudsman de la République de Bulgarie
Domaine d’intervention : Aide aux chômeurs

Explication du problème

La plainte est introduite par une citoyenne, inscrite au bureau du travail en tant que chômeuse. Elle se plaint du fonctionnement lent et inefficace du bureau qui a mis beaucoup de temps avant de lui proposer du travail correspondant à sa formation professionnelle et tenant compte de la gravité de son état de santé. C’est avec beaucoup de retard qu’une formation continue de qualification lui avait été proposée.

Intervention

À l’issue de l’enquête l’ombudsman a constaté une qualité pas très bonne des services dont la prestation est assurée aux chômeurs par le bureau jouant le rôle d’intermédiaire entre eux et les employeurs et mettant à leur disposition des informations concernant les postes vacants.

C’est avec beaucoup de retard qu’un poste a été proposé à la citoyenne s’étant d’ailleurs avéré incompatible avec son état de santé, consigné dans la décision de la commission d’expertise médicale qu’elle avait préalablement déposé au bureau du travail. Ensuite elle a été orientée vers un employeur qui a refusé de l’embaucher considérant que son expérience professionnelle n’était pas suffisante pour le poste vacant en question.

L’ombudsman a effectué des rencontres avec les représentants du bureau territorial du travail et de l’Agence d’Etat pour l’emploi. Il a attiré l’attention des fonctionnaires sur la nécessité de consentir plus d’efforts pour assurer le plus vite possible un emploi aux citoyens handicapés, défavorisés et démunies.

Résultats et suivi

À la suite de la recommandation de l’ombudsman, l’Agence d’État a mobilisé les efforts de certaines de ces structures territoriales dans la ville qui ont pu proposer à court terme quelques postes vacants correspondant aux souhaits de la citoyenne. Il a été nécessaire que l’ombudsman fasse preuve de plus de persévérence et de suivre de près leur travail. En fin de compte, un emploi, correspondant le mieux selon la citoyenne à sa formation profesionnelle et à son état de santé, a pu lui être fourni. Grâce à l’intervention de l’ombudsman son employeur lui a proposé une formation continue sur le terrain.