En attente de services de physiothérapie depuis cinq ans

Pays : CANADA
Institution : Protecteur du citoyen du Québec
Domaine d’intervention : Accès à la santé

Explication du problème

Une usagère dépose une plainte à l’égard d’un centre hospitalier. Après analyse, le Protecteur du citoyen constate qu’elle était en attente de services de physiothérapie dans ce centre hospitalier depuis 5 ans.

À la suite d’un préévaluation, la situation de l’usagère avait été jugée « semi-urgente ». On lui avait alors conseillé d’aller au privé car l’attente était très longue pour les personnes dans cette situation. En raison de la liste d’attente de plus de 600 usagers ayant une situation « urgente » bénéciait des services.

Intervention

L’enquête du Protecteur du citoyen a révélé que :

plus de 600 personnes attendaient afin d’obtenir les services d’un physiothérapeute;

Le Centre hospitalier ne disposait pas des ressources nécessaires en physithérapie pour réduire de façon significative les délais;

seuls les cas « urgents », ou ceux qui sont référés par la Commission de la santé et de la sécurité du travail sont traités rapidement en vertu d’une entente où leurs patients sont vus à l’intérieur d’un délai de 5 jours;

le Commissaire local aux plaintes et à la qualité des services avait prévenu la citoyenne qu’il était improbable que l’établissement puisse lui offrir les services de physiothérapie demandés. Il l ui conseillait de s’adresser à des cliniques privées de physiothérapie.

Résultats et suivi

Compte tenu que l’établissement agissait conformément à la Loi sur les services de santé et les services sociaux, au moyen d’une offre de services reflétant les ressources disponibles, le Protecteur du citoyen n’a fait aucune recommandation. Cependant, il demeure vigilant pour s’assurer de l’équité dans l’accès aux services entre les personnes qui ont les revenus suffisants pour avoir une assurance privée ou la capacité de se payer des services privés et les autres qui hésiteront à s’offrir ces services ou y renonceront, au détriment de leur état de santé.