Allocations d’études : présent en Belgique, mais non reconnu comme tel

Pays : BELGIQUE
Institution : Médiateur commun à la Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles
Domaine d’intervention : Bourse d’études

Explication du problème

Monsieur S. introduit une demande d’allocation d’études supérieures pour l’année académique 2023/2024. L’Administration refuse sa demande au motif qu’il ne prouverait pas cinq années de résidence en Belgique.

Pourtant, Monsieur S. démontre qu’il a toujours vécu en Belgique et qu’il y a suivi toute sa scolarité. Il transmet notamment son Certificat d’Études de Base (CEB) et son Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur (CESS).
Au moment de sa demande, il dispose également d’un titre de séjour légal de plus de trois mois.

Intervention

Le Médiateur contacte la Direction des Allocations d’Études. Il rappelle que la réglementation prévoit que « résider en Belgique » signifie disposer d’un titre de séjour légal de plus de trois mois. Cette condition est remplie par Monsieur S.

Malgré ces éléments, l’Administration maintient son refus, estimant que seule une inscription continue au registre de la population pendant cinq années peut prouver la résidence, et non des documents liés à la scolarité.

Résultats et suivi

Saisi du dossier, le Conseil d’Appel annule la décision de refus. Il considère que Monsieur S. prouve suffisamment ses cinq années de résidence en Belgique grâce à sa scolarité et à son titre de séjour valable.
Le Conseil conclut qu’il peut prétendre à une allocation d’études pour l’année 2023/2024, si les autres conditions sont remplies.

L’issue de la médiation

Malgré cette décision, l’Administration refuse d’en tenir compte. La Ministre compétente confirme que les décisions du Conseil d’Appel fondées sur le respect de l’obligation scolaire sont considérées comme irrégulières.

Le Médiateur s’interroge sur cette situation, qui rend la procédure de recours peu efficace pour les citoyens. Depuis une réforme récente, les décisions du Conseil d’Appel ne sont en effet plus juridiquement contraignantes pour l’Administration.

Les autres cas d’école

ALBANIE
BELGIQUE
BENIN

Médiateur de la République du Bénin

BULGARIE
BURKINA FASO
CANADA

Défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick

COTE D’IVOIRE
DJIBOUTI
ESPAGNE
FRANCE
GUINEE

Médiateur de la République de Guinée

HAITI

Protecteur du citoyen et de la citoyenne

ITALIE
LUXEMBOURG
MACEDOINE
MADAGASCAR
MALI
MAROC
MAURICE
MOLDAVIE
MONACO

Haut Commissariat à la Protection des Droits, des Libertés et à la Médiation

NIGER
ROUMANIE
SENEGAL
TCHAD

Médiateur de la République du Tchad

TUNISIE

Médiateur administratif de la République tunisienne

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