Assouplir une politique carcérale afin de faciliter le contact mère-enfant

Pays : CANADA
Institution : Ombudsman du Nouveau-Brunswick
Domaine d’intervention : Droits des personnes privées de liberté

Explication du problème

Des détenues – particulièrement les femmes – se plaignent de ne plus pouvoir jouir d’une visite de la part de leurs enfants. Certains des programmes offerts pour la population féminine en milieu carcéral provincial prévoient un contact régulier entre la mère et l’enfant. Les visites ouvertes viennent compléter ces programmes et permettent une réintégration familiale plus efficace du détenu. Les détenues trouvent injuste, voire cruel de ne pouvoir avoir de contact tactile avec leur enfant et demandent à ce que la nouvelle politique soit assouplie

Intervention

Après s’être renseigné sur les détails de cette nouvelle politique, un agent de l’Ombudsman convoque une réunion avec la directrice de la Division correctionnelle du ministère de la Sécurité publique pour discuter des objectifs de la politique et des plaintes que sa mise en application soulève, particulière chez les femmes en milieux carcéraux provinciaux.

L’agent fait notamment remarqué que les faits ne démontrent pas que les programmes de rapprochement entre enfants et parents sont à la source d’infiltration de substances illégales à l’intérieur des établissements correctionnels de la province. Plus encore, il argumente que le contact tactile entre parent et enfant dans le cadre des visites ouvertes a des effets bénéfiques sur le comportement des détenus et que cela peut aider à prévenir le nombre d’incidents à l’interne. L’agent souligne également l’impact négatif que peut avoir une visite dite « fermée » sur l’enfant. Il est recommandé informellement que la politique sur les visites en milieu carcéral soit révisée, assouplie et qu’elle prévoit des exceptions à la règle permettant ainsi à certains détenus de jouir d’une visite ouverte avec leurs enfants.

Résultats et suivi

La directrice accepte d’assouplir la politique et permet, sur demande du détenu et après révision du statut de sécurité de ce dernier, d’offrir la possibilité de visite ouverte dans la mesure où cela permet l’initiation ou une continuité des programmes favorisant la réinsertion familiale et communautaire ou encore le bien-être de l’enfant. La disponibilité des visites ouvertes pour les détenues continue de faire l’objet d’un examen annuel.