Rapport sur l’État de droit en Europe publié, l’Institution du Médiateur a rendu compte du Kosovo

– Médiateur de la République du Kosovo –

Pristina, 31 juillet 2026 – Le Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme (ENNHRI) a publié le rapport sur l’état de l’État de droit en Europe, auquel l’Institution du Médiateur pour le Kosovo a contribué.

Le rapport présente une évaluation complète de l’état des droits de l’homme, de l’État de droit, de la gouvernance démocratique, de l’espace civique et de la responsabilité institutionnelle au Kosovo. Le rapport met en lumière à la fois des développements positifs et des défis systémiques persistants affectant la protection des droits fondamentaux.

Le rapport conclut que l’Institution du Médiateur continue d’agir de manière indépendante et conforme aux normes internationales, tout en maintenant son rôle central dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Le rapport met en lumière les progrès avancés dans le dialogue institutionnel et l’engagement avec les processus européens.

Cependant, des défis importants subsistent, notamment le faible niveau de mise en œuvre des recommandations du Médiateur par les autorités publiques, un contrôle parlementaire insuffisant et des retards dans l’examen des rapports annuels de l’Institution par l’Assemblée du Kosovo. Le rapport souligne que ces lacunes continuent d’affaiblir les mécanismes de responsabilité et de réduire l’efficacité de la protection des droits humains.

Dans le domaine de l’État de droit, l’Ombudsman identifie des préoccupations systémiques persistantes, notamment une mise en œuvre incohérente des droits aux pensions, des lacunes dans la mise en œuvre de la législation anti-discrimination, des procédures judiciaires longues, un accès limité à la justice et une surveillance parlementaire insuffisante. Le rapport contributif de l’Institution du médiateur soulève également des préoccupations concernant la liberté des médias, la sécurité des journalistes et la nécessité d’une réforme législative transparente.

Concernant l’espace civique, le rapport conclut que, bien que le Kosovo continue d’offrir un environnement ouvert à la société civile, les organisations et défenseurs des droits humains sont de plus en plus affectés par des réductions de financement international et un soutien financier national limité. Ces évolutions menacent la viabilité des organisations de la société civile et leur capacité à fournir des services essentiels et à défendre les droits de l’homme. Le Médiateur appelle à un soutien institutionnel renforcé et à des mécanismes de financement durables pour la société civile.

Le rapport examine en outre l’impact croissant de la désinformation sur les processus démocratiques, notant que les droits à la vie privée et à la participation à la vie publique, en particulier pendant les élections, figurent parmi les plus touchés. Il met en lumière la nécessité d’une réglementation des médias plus stricte, d’une meilleure littératie médiatique et d’une coordination institutionnelle renforcée pour lutter efficacement contre la désinformation tout en respectant les normes des droits humains.

Le Médiateur réitère que renforcer la responsabilité démocratique, améliorer la mise en œuvre de ses recommandations, accroître la surveillance parlementaire et garantir une indépendance institutionnelle suffisante restent essentiels pour faire progresser la protection des droits de l’homme et l’État de droit au Kosovo.

L’institution appelle les autorités nationales, ainsi que les partenaires européens et régionaux, à continuer de soutenir des réformes qui renforcent la transparence, la responsabilité, l’égalité et la protection efficace des droits fondamentaux.

D’autre part, le Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme (ENNHRI) a résumé dans un rapport l’état de l’État de droit en Europe, y compris les développements depuis 2025, mais aussi des sujets allant de l’environnement favorable des IRH et l’espace pour la société civile, à la désinformation et aux processus législatifs. Sur la base de celles-ci, des recommandations sont adressées aux autorités étatiques et aux acteurs régionaux afin de renforcer l’État de droit.

Selon le rapport, la plupart des IRH européens ont signalé des défis structurels affectant leur environnement favorable, notamment un manque persistant de financement et de ressources suffisants. Le rapport souligne que les recommandations des IRH ne sont pas suffisamment mises en œuvre par les autorités nationales et qu’elles rencontrent des obstacles pour accéder à l’information. Certains HRIs ont signalé des campagnes de désinformation et des attaques contre eux-mêmes, leur direction et leur personnel.

Certains HRIs ont signalé des défis pour la société civile, qui est écartée de l’espace faute de financement. D’autres ont également signalé des attaques contre des défenseurs des droits humains et la criminalisation de leurs activités, les empêchant d’opérer librement et en toute sécurité.

Le rapport note que la gouvernance démocratique est de plus en plus mise à l’épreuve à travers l’Europe. La désinformation est un problème multifacette qui sape la confiance dans les institutions et la pleine jouissance des droits humains. Dans certains pays européens, les campagnes de désinformation étrangère sont également devenues un enjeu de sécurité.

Lisez le rapport complet de l’ENHHRI -> https://bit.ly/4x8jXrc

Lisez le rapport sur le Kosovo https://bit.ly/3RZhNvj

2026-07-31T15:32:10+02:00
Aller en haut