
– Avocat du Peuple de la République d’Albanie –
Le médiateur, Endrit Shabani, s’est engagé à coordonner les efforts visant à résoudre certains des problèmes de mobilité les plus urgents auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap, à commencer par les transports et le stationnement. Cet engagement a été pris lors d’une réunion avec le réseau des organisations de personnes en situation de handicap (OPAK), qui s’est tenue dans les locaux de Caritas Albanie.
« L’accessibilité n’est pas une faveur accordée aux personnes en situation de handicap. Il s’agit d’une obligation visant à réparer une injustice, car les bâtiments et les transports publics ne sont souvent pas conçus pour répondre aux besoins de tous », a déclaré M. Shabani.
Plus précisément, le Médiateur exigera que les flottes de taxis comprennent des véhicules adaptés aux utilisateurs de fauteuils roulants, ainsi que la numérisation du permis de stationnement, Afin que la charge de la preuve incombe à l’État et non au citoyen, qui est aujourd’hui contraint de subir un calvaire administratif pour obtenir le permis de stationnement spécial dans les zones désignées.
Les personnes en situation de handicap sont confrontées chaque jour à des obstacles, à commencer par les transports en commun : les gares ne disposent pas des infrastructures nécessaires et monter dans un bus est pratiquement impossible pour les personnes en fauteuil roulant. Trouver un taxi adapté, tant à Tirana que dans les régions, reste une tâche difficile, tandis que les rares places de stationnement qui leur sont réservées sont bloquées par d’autres véhicules.
Garantir l’accessibilité n’est pas seulement une obligation constitutionnelle et légale nationale, mais aussi une obligation découlant du processus d’intégration européenne : l’alignement sur les normes de l’UE exige que les transports, les services et les espaces publics soient accessibles à tous, et les progrès réalisés dans ce domaine sont pris en compte dans l’évaluation de l’Albanie sur la voie de son adhésion.
Les organisations ont également attiré l’attention sur la nécessité urgente d’adopter un salaire minimum vital, une revendication que le Médiateur a maintes fois formulée, qualifiant les rémunérations mensuelles actuelles de bien trop faibles pour assurer un niveau de vie digne.
Le Médiateur assurera le suivi de ces questions auprès des organismes publics compétents et rendra compte publiquement des progrès réalisés.
