À la suite des plaintes et des signalements formulés par des citoyens après la tragédie survenue sur l’autoroute Trakia, le Médiateur a adressé au Premier ministre des recommandations visant à mettre en place des mesures urgentes en matière de sécurité routière.

– Ombudsman de la République de Bulgarie –

En réponse aux plaintes et aux signalements reçus par l’institution du Médiateur de la part de citoyens à la suite du grave accident survenu le 24 juin 2026 sur l’autoroute Trakia, qui a coûté la vie à trois personnes, dont deux enfants, la Médiatrice Velislava Delcheva a adressé une lettre au Premier ministre Rumen Radev pour demander que des mesures immédiates soient prises afin d’améliorer la sécurité routière.

Dans cette lettre, la Médiatrice exprime son inquiétude face à l’augmentation constante du nombre de décès sur les routes du pays, parmi lesquels les enfants sont de plus en plus souvent victimes. Mme Delcheva souligne que l’indignation publique suite à cette nouvelle tragédie est immense, et que les citoyens attendent non seulement davantage de promesses et de déclarations après chaque incident grave, mais aussi des mesures cohérentes, concrètes et efficaces pour garantir la sécurité de tous les usagers de la route.

Elle cite également des extraits des courriers qu’elle a reçus, dans lesquels les citoyens posent cette question douloureuse : « Combien d’enfants devront encore mourir avant que des mesures décisives ne soient prises ? » Les plaintes réclament une application sans compromis du code de la route, des sanctions sévères pour les comportements dangereux sur la route, l’amélioration de l’état et de la sécurité des infrastructures routières, une plus grande transparence et une meilleure reddition de comptes concernant les mesures prises, ainsi qu’une politique nationale qui accorde la priorité à la protection de la vie humaine avant toute autre considération.

Dans sa lettre adressée au Premier ministre, la Médiatrice constate que, malgré l’adoption de la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030 et du Plan d’action triennal 2024-2026, les statistiques continuent d’afficher des résultats alarmants. La Bulgarie figure toujours parmi les États membres de l’Union européenne présentant le taux de mortalité le plus élevé lié aux accidents de la route, et les prévisions indiquent que cette tendance négative se poursuivra dans les années à venir.

Velislava Delcheva attire également l’attention sur un certain nombre de problèmes systémiques qui ont été soulevés à plusieurs reprises par l’institution du Médiateur dans ses rapports annuels à l’Assemblée nationale et dans ses recommandations adressées aux autorités compétentes. Il s’agit notamment du mauvais état des infrastructures routières, du manque de transparence dans l’identification des sites à réparer et dans l’utilisation des fonds publics, du contrôle insuffisant de la qualité des réparations, ainsi que de la nécessité d’une organisation plus efficace des mesures préventives.

La lettre met également l’accent sur le rapport d’audit de la Cour des comptes concernant l’efficacité des contrôles effectués par le ministère de l’Intérieur et l’impact du Fonds pour la sécurité routière. La Médiatrice prend note des conclusions alarmantes de cet audit, selon lesquelles les activités de gestion et de contrôle du Fonds ne contribuent pas suffisamment à l’amélioration de la sécurité routière. La question est également soulevée de savoir pourquoi la carte interactive des tronçons routiers dangereux, annoncée il y a un an, n’est toujours pas opérationnelle, malgré son importance pour la prévention et le contrôle par le public.

Velislava Delcheva insiste pour qu’une évaluation approfondie soit menée dans un avenir proche concernant la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité routière et les lacunes identifiées dans l’ensemble de ses composantes, notamment à la lumière des huit indicateurs clés de sécurité recommandés par la Commission européenne. Elle demande également une révision du cadre réglementaire et, si nécessaire, la proposition de modifications législatives ; l’amélioration du modèle de contrôle mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur et l’agence exécutive « Administration automobile » ; ainsi qu’un examen complet des infrastructures routières — chaussées, marquages, équipements de sécurité, feux de signalisation et visibilité.

À la fin de sa lettre, la Médiatrice souligne que la résolution du grave problème des accidents de la route nécessite un effort concerté de la part de toutes les institutions et de la société civile.

2026-07-27T12:15:46+02:00
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