Le Síndic de Greuges de Catalunya préside une réunion internationale sur la justice réparatrice et la défense des droits de l’AOMF

– Síndic de Greuges de Catalunya –

La réunion a permis de promouvoir des pratiques qui aident à prévenir les conflits et à rechercher des solutions dans une perspective restauratrice

Barcelone a accueilli un séminaire international axé sur la justice réparatrice comme outil pour améliorer la réponse des institutions aux conflits et aux violations des droits. La réunion, qui s’est tenue les 11 et 12 mai, a été coorganisée par le Médiateur catalan, l’Association des Médiateurs et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) et l’Association Internationale des Procureurs de la Francophonie (AIPPF), et a réuni des médiateurs, magistrats et experts du monde entier. Une partie des sessions s’est tenue au Centre d’études juridiques et de formation spécialisée (CEJFE).

Dans le cadre du séminaire, les participants ont également visité le Parlement de Catalogne et rencontré le président de la chambre, Josep Rull. Cette réunion institutionnelle a permis de partager des réflexions sur le rôle des parlements et des institutions de garantie dans la défense des droits du peuple et dans le renforcement de la qualité démocratique.

Tout au long des différentes sessions, les participants ont partagé leurs expériences sur la manière de placer les personnes concernées au centre, de promouvoir le dialogue et de favoriser des solutions plus justes et plus réparatrices, tant dans le domaine de la justice que dans la relation entre l’Administration et les citoyens. Des cas spécifiques de recherche de responsabilités et de réconciliation dans différents contextes ont également été analysés.

Cette réunion a permis de renforcer le rôle des défenseurs dans la protection des droits de l’homme et de promouvoir des pratiques qui aident à prévenir les conflits, à réparer les dommages causés et à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions publiques. La Déclaration de Barcelone sur la justice réparatrice a également été approuvée, soulignant la nécessité de placer les personnes et leurs droits au centre du système judiciaire. Le texte soutient qu’en plus de valider les faits, il est nécessaire d’écouter les victimes, de reconnaître les dégâts causés et de promouvoir des espaces de dialogue qui contribuent à les réparer et à reconstruire les liens sociaux. À cet égard, elle met en avant le rôle des institutions de médiation et de garantie comme pont entre les citoyens et l’Administration, et souligne que seule une réponse plus humaine, participative et orientée vers la réparation peut être garantie d’une protection complète et efficace des droits.

Dans ce contexte, tous les participants se sont engagés à œuvrer pour promouvoir la justice réparatrice dans leurs pays et à soutenir la diffusion et la formation des professionnels, tant dans le domaine institutionnel que dans la société civile.

2026-06-02T14:01:38+02:00
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