
– Avocat du Peuple de la République de Moldavie –
Protéger le droit au travail dans le contexte actuel implique non seulement d’assurer les conditions matérielles et la sécurité physique, mais aussi de garantir un environnement de travail psychologiquement sain, exempt de harcèlement, de violence et de pression abusive. C’était le message central de l’intervention de l’Avocat du Peuple, Ceslav Panico, lors de la table ronde « Le rôle des partenaires sociaux dans l’assurance d’un environnement de travail psychosocial sain », organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril.
Dans son discours, l’Avocat du Peuple a souligné les progrès réalisés au niveau législatif en 2025, en alignant le cadre national sur les normes internationales de la Convention de l’Organisation internationale du travail n° 190 sur l’élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail. À cet égard, le Code du travail a été complété par des dispositions explicites interdisant toutes les formes de violence et de harcèlement dans les relations de travail, quelle que soit la forme de manifestation ou le statut de la personne concernée. L’Institution a activement soutenu ce processus, promouvant une approche fondée sur les droits humains et la protection de la dignité au travail.
Le rôle clé du mécanisme de protection des lanceurs d’alerte dans la prévention et la lutte contre les abus a également été mis en avant. Les lanceurs d’alerte sont des personnes qui signalent, dans l’intérêt public, des violations de la loi ou des pratiques abusives, et leur protection constitue une garantie importante pour le bon fonctionnement des institutions. Le Bureau contribue à la protection de ces personnes, tandis que les institutions publiques et privées ont l’obligation d’établir des mécanismes internes efficaces de rapport et de protection. Ces outils renforcent l’intégrité institutionnelle et promeuvent une culture organisationnelle fondée sur la responsabilité et l’équité.
Un autre sujet important était la situation des groupes rencontrant des difficultés croissantes à signaler les abus, notamment les personnes en situation de handicap, les étrangers et les réfugiés, les femmes survivantes de violences domestiques, les femmes ayant de multiples responsabilités familiales, les jeunes, les Roms et les anciens détenus. Pour ces catégories, les mécanismes de protection standards sont souvent insuffisants, et des mesures adaptées sont nécessaires pour prendre en compte leurs vulnérabilités et expériences spécifiques.
En conclusion, l’Avocat du Peuple a exhorté les autorités publiques, les employeurs et les syndicats à renforcer leur coopération afin de créer et de maintenir un environnement de travail psychosocial sûr et sain. Parallèlement, le Bureau a réaffirmé son engagement à surveiller le respect des droits de l’homme dans le domaine du travail et à intervenir rapidement en cas de violations des droits de l’homme.
