L’Avocat du Peuple attire l’attention sur la nécessité de mécanismes de protection adaptés pour les femmes handicapées, victimes de violences domestiques

– Avocat du Peuple de la République de Moldavie –

La prévention et la lutte contre la violence contre les femmes et la violence domestique reste une priorité clé pour la République de Moldavie, nécessitant des politiques coordonnées, des mécanismes de protection efficaces et des systèmes d’information capables de fournir des données complètes et pertinentes. Les résultats récents montrent à la fois des progrès importants et des lacunes qui influencent la capacité des institutions à intervenir rapidement et à protéger efficacement les victimes.

Dans le cadre de la Plateforme internationale pour la prévention et la lutte contre la violence contre les femmes et la famille : Politiques intégrées et coopération intersectorielle dans le domaine de la justice, organisée par l’Agence nationale pour la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et de la violence domestique (ANPCV), l’Avocat du Peuple, Ceslav Panico, a présenté le rôle de l’institution dans la surveillance du respect des droits des victimes et le renforcement des mécanismes de protection. Dans son discours, l’Avocat du Peuple a souligné l’importance de la coopération interinstitutionnelle et a souligné la contribution du Bureau du Défenseur à la promotion des droits de l’homme, au suivi des interventions institutionnelles et à l’élaboration de recommandations de politiques publiques.

Au cours du discours, l’Avocat du Peuple a mentionné que, bien que la République de Moldavie dispose d’un cadre juridique aligné sur les normes internationales, des défis subsistent dans sa mise en application. Il a été souligné que les mécanismes d’évaluation des risques utilisés par les différentes institutions ne sont pas harmonisés, ce qui réduit l’efficacité des interventions et la capacité à prévenir la récidive de la violence.

Une attention particulière a été portée à la situation des personnes en situation de handicap, en particulier des femmes et des filles, qui font face à des risques accrus de violence et à des obstacles importants à l’accès aux services de protection. L’Avocat du Peuple a souligné que la dépendance économique et sociale envers les aidants peut entraîner des formes de violence économique et limiter la capacité des victimes à obtenir de l’aide.

Les difficultés pratiques liées à l’application des mesures de protection ont également été mises en lumière, notamment dans les cas où l’agresseur est une personne handicapée ou le soignant de la victime. Parallèlement, des problèmes systémiques dans les établissements résidentiels et psychiatriques ont été signalés, notamment l’absence de mécanismes efficaces de signalement, une collecte de données insuffisante et une dépendance accrue des résidents.

Un élément distinct abordé dans l’intervention concernait la situation de violence dans les établissements résidentiels et psychiatriques, où les relations de dépendance et de contrôle peuvent reproduire des dynamiques similaires à celles de la famille. L’Avocat du Peuple a souligné que, dans ces contextes, les risques d’abus sont accrus, et que les mécanismes existants de prévention, de signalement et d’examen des plaintes restent insuffisants, nécessitant des interventions systémiques et un suivi plus efficace.

Enfin, l’Avocat du Peuple a réitéré la nécessité de renforcer l’approche fondée sur la discrimination intersectionnelle, d’augmenter le nombre et l’accessibilité des refuges pour les victimes, y compris pour les femmes en situation de handicap, ainsi que d’améliorer la coordination entre les autorités afin d’assurer une protection efficace et durable des victimes de violence.

2026-04-14T11:05:02+02:00
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