
– Médiateur de la République du Kosovo –
Pristina, 24 mars 2026 – Le Médiateur a organisé une table ronde sur le thème « L’impact de la corruption sur les droits de l’homme » et a discuté des conclusions d’une étude avec des représentants des institutions du pays et des organisations de la société civile.
Le Médiateur, M. Naim Qelaj, a souligné qu’il avait mené une enquête auprès de 1 040 citoyens, issus de toutes les municipalités du pays, afin de mieux comprendre le lien entre corruption et droits de l’homme au Kosovo, comment la corruption est définie, quels domaines sont perçus comme les plus exposés et comment elle affecte les droits humains fondamentaux.
La grande majorité des répondants considèrent la corruption comme une violation de la confiance publique et une forme d’abus de position officielle, qu’elle se manifeste par de petits pots-de-vin dans la vie quotidienne ou par des interventions de haut niveau en politique et en administration.
Les aspects où la corruption est perçue comme ayant le plus d’impact négatif sont le système judiciaire (75,9 %) et le système de santé (75,8 %). L’éducation occupe la troisième place (73,1 %), ce qui témoigne de profondes inquiétudes quant au fait que les pratiques de corruption ou de favoritisme dans l’éducation sapent l’égalité d’accès et de qualité de l’enseignement.
De même, les pratiques de népotisme et d’ingérence politique – embaucher des proches via des relations ou financer des campagnes de parti – étaient toutes deux considérées comme des formes claires de corruption par plus de 85 % des interrogés.
Le Médiateur a souligné que la corruption n’affecte pas seulement les droits de l’homme, mais aussi l’État de droit et l’égalité devant la loi, ce qui affecte même la dignité humaine, qui constitue la partie la plus substantielle des droits de l’homme.
La recherche a été menée par l’Institut Riinvest avec le soutien de GIZ et fera partie d’un rapport plus large du Médiateur.
