
– Défenseur des droits de l’Homme de la République d’Arménie –
Le 10 février s’est tenue la session inaugurale du Conseil public des droits des femmes, nouvellement créé et rattaché au Défenseur des droits humains, sur le thème « Femme informée – Droit protégé ». Le Conseil est composé de représentants d’ONG actives dans le domaine et d’experts indépendants. Les discours d’ouverture ont été prononcés par la Défenseure des droits humains de la République d’Arménie, Mme Anahit Manasyan, et la Cheffe du bureau de l’UNFPA en Arménie, Mme Lusine Sargsyan.
La Défenseure des droits humains a présenté les principaux objectifs de l’événement, soulignant l’importance des activités du Conseil pour un débat approfondi sur les questions relatives aux droits des femmes et pour une prise en compte efficace et appropriée de ces droits. « Il est primordial de disposer de plateformes où non seulement les questions relatives aux droits des femmes sont abordées, mais aussi où des mécanismes sont mis en place pour les traiter de manière systématique et à grande échelle. Je suis convaincue que, malgré les difficultés que peuvent engendrer ces discussions, nous devons tout mettre en œuvre pour surmonter les obstacles actuels dans ce domaine. Un travail continu et systématique est indispensable pour obtenir des résultats à la hauteur des exigences du monde moderne », a souligné Mme Anahit Manasyan.
La Défenseure des droits des femmes a également insisté sur le fait qu’un travail efficace, notamment dans les domaines sensibles, ne peut être mené isolément : la coopération, l’implication de personnes partageant les mêmes valeurs et des partenariats solides sont essentiels. À cet égard, Mme Anahit Manasyan a particulièrement souligné le rôle du Bureau de l’UNFPA en Arménie, l’un des partenaires les plus importants et les plus influents dans ce domaine, précisant que le Fonds soutient constamment la protection et la promotion des droits des femmes, tout en respectant des normes professionnelles et éthiques élevées. La Défenseure des droits des femmes a également souligné l’importance de protéger et de promouvoir les droits des femmes appartenant aux minorités nationales, insistant sur la nécessité de dépasser les stéréotypes comme condition essentielle à la mise en œuvre effective du processus.
Des discours de bienvenue ont également été prononcés par la vice-ministre de la Justice de la République d’Arménie, Mme Anna Karapetyan, et le vice-ministre de l’Intérieur, M. Armen Ghazaryan. Ils ont également souligné l’importance du rôle du Conseil dans l’autonomisation des femmes et la prévention des violences faites aux femmes. Au cours de la session, les membres du Conseil ont présenté les grandes orientations de leurs activités et abordé plusieurs questions sectorielles. Les possibilités d’améliorer les mécanismes pratiques de sensibilisation aux droits des femmes ont été examinées, et des approches communes concernant les actions prioritaires ont été définies.
Par la suite, le lieutenant-colonel de police Gevorg Khachatryan, chef du département d’appui professionnel et méthodologique de la Direction principale de la police de proximité du ministère de l’Intérieur, et Lilit Shakhulyan, directrice des opérations de Safe YOU, ont présenté les résultats de l’intégration de l’application Safe YOU au système du Centre de gestion opérationnelle de la police du ministère de l’Intérieur. En conclusion de la réunion, Mme Anahit Manasyan a remercié les partenaires internationaux et nationaux, ainsi que les représentants des ONG, pour leur coopération fructueuse. Elle a souligné que l’obtention de résultats positifs et durables en matière de protection des droits des femmes n’est possible que grâce à des efforts conjoints et coordonnés : « Une protection efficace des droits des femmes n’est possible que dans un contexte de coopération multilatérale », a-t-elle déclaré.
Elle a ensuite suggéré aux membres du Conseil de soumettre des idées, sur la base desquelles les questions prioritaires seront définies lors de la prochaine session et abordées selon les modalités appropriées. L’événement s’est déroulé dans le cadre du projet « Promouvoir la protection des droits de l’homme et renforcer les institutions nationales », cofinancé par l’Union européenne et mis en œuvre par le PNUD, l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
