
– Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) –

L’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) s’est réunie le 19 janvier 2026 à Paris. Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées en 2025, de définir les grandes orientations pour la période 2026-2027.
La réunion a rassemblé M. Nicolas Lagasse, Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Président de l’AOMF, M. Hassan Tariq, Médiateur du Royaume du Maroc et Premier Vice-président de l’AOMF, Mme Marie-France Pelletier, Ombudsman du Nouveau-Brunswick et Deuxième Vice-présidente de l’AOMF, M. Pascal Essou, Médiateur du Bénin et Trésorier de l’AOMF, ainsi que Mme Claire Hédon, Défenseure des droits de France et Secrétaire générale de l’AOMF et Eric Delemar, Défenseur des enfants de France et Président du Comité AOMF sur les droits des enfants et leurs collaborateur.ices.
Le rapport d’activité 2025
À Paris, une formation consacrée à la lutte contre les discriminations envers les enfants a rappelé la responsabilité spécifique des médiateurs dans la protection des droits de l’enfant, notamment le droit d’être entendu. Les travaux ont également permis de questionner les discriminations systémiques, qualifiées d’« infantisme ».
À Tirana, un séminaire conjoint avec l’Association internationale des procureurs et poursuivants francophones a réuni médiateurs et procureurs autour de la protection des lanceurs d’alerte. Cette rencontre, organisée à l’occasion des 25 ans de l’Avocat du Peuple albanais, a abouti à l’adoption de la Déclaration de Tirana affirmant que le signalement d’actes répréhensibles constitue un acte citoyen au service de l’intérêt général.
Enfin, à Rabat, une formation dédiée à l’Examen Périodique Universel (EPU) a renforcé l’implication des Médiateurs et Ombudsmans dans le suivi des engagements internationaux des États en matière de droits humains, avec le soutien actif de l’Institution du Médiateur du Royaume du Maroc.
La programmation 2026-2027
Parmi les temps forts figurent un séminaire sur la justice restaurative à Barcelone du 11 au 13 mai 2026, un séminaire sur la protection des lanceurs d’alerte à Dakar à l’automne 2026, ainsi qu’une série de webinaires et une formation dédiée à l’intelligence artificielle et à ses impacts sur les métiers de la médiation, prévue à Rabat en novembre 2026. Cette réflexion sur l’IA se prolongera par l’élaboration d’un référentiel pérenne en 2027 qui sera adopté lors du séminaire à Abidjan qui rassemblera plusieurs réseaux de la Francophonie (AFCNDH, APF, AIPPF, …), afin d’encadrer l’usage de ces technologies dans le respect des droits fondamentaux.
Le congrès de l’AOMF sera quant à lui organisé à Namur fin 2027 et sera consacré au rôle des Ombudsmans auprès des publics les plus vulnérables. Il marquera la fin de la présidence wallonne.
Des comités actifs au service des priorités de l’AOMF
Le comité des droits de l’enfant a annoncé plusieurs initiatives pour 2026, notamment des webinaires sur la communication à l’attention des enfants, des travaux sur la justice pénale des mineurs et une réflexion approfondie sur l’IA et les enfants. Le comité sur l’intégrité publique poursuit quant à lui ses actions en faveur des lanceurs d’alerte, avec des projets de communication, de vulgarisation juridique et de suivi des déclarations adoptées. Quant au comité de communication, il relancera ses activités en 2026 notamment par une activité commune avec celui des droits de l’enfant et le soutien à la formation liée à l’Intelligence artificielle.
Coopération régionale et bonnes pratiques
Enfin, la réunion a permis d’aborder les relations entre l’AOMF et l’AMP-UEMOA, dans l’objectif de favoriser la réhabilitation et la réintégration de plusieurs pays d’Afrique au sein des réseaux de médiation. En clôture, une bonne pratique a été saluée : l’instauration, au Maroc, du 9 décembre comme Journée nationale de la médiation administrative.
