
– Défenseur des droits de l’Homme de la République d’Arménie –
Le 10 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, la conférence internationale de haut niveau intitulée « Normes éthiques pour garantir l’égalité et prévenir la discrimination » a été lancée.
Des allocutions de bienvenue ont été prononcées lors de cet événement par le président de la République d’Arménie, M. Vahagn Khachaturyan, le président de l’Assemblée nationale de la République d’Arménie, M. Alen Simonyan, le chef de la délégation de l’UE en Arménie, l’ambassadeur S.E. Vassilis Maragos, et la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Arménie, Mme Natia Natsvlishvili. La défenseure des droits de l’homme de la République d’Arménie, Mme Anahit Manasyan, a prononcé le discours d’ouverture de la conférence.
Le discours complet d’Anahit Manasyan est reproduit ci-dessous.
« Monsieur le Président de la République d’Arménie,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale de la République d’Arménie,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les partenaires internationaux et étrangers,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’État,
Mesdames et Messieurs,
J’ai l’honneur de vous souhaiter la bienvenue à la conférence internationale intitulée « Normes éthiques pour garantir l’égalité et prévenir la discrimination », organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme.
Le personnel du Défenseur des droits de l’homme a organisé cette conférence dans le cadre du projet « ATHENA : faire progresser le programme des droits de l’homme et renforcer les autorités nationales », financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par le Programme des Nations unies pour le développement, le Fonds des Nations unies pour l’enfance et le Fonds des Nations unies pour la population. Je tiens à exprimer ma gratitude à nos partenaires pour leur coopération continue, importante et efficace.
Cette conférence, organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, vise à aborder une question souvent négligée et considérée comme secondaire, à savoir le rôle des principes éthiques dans la protection des droits de l’homme, dans la garantie de l’égalité et de la non-discrimination. Elle vise également à établir une plateforme de coopération entre les organismes publics, la société civile, les communautés professionnelles et les partenaires internationaux, dans le but de renforcer les mécanismes de protection des droits de l’homme, d’éliminer la discrimination et de promouvoir l’égalité des chances pour tous.
En tant que Défenseur des droits de l’homme, je tiens à souligner tout particulièrement que les normes éthiques doivent jouer un rôle clé dans l’ensemble du système de protection des droits de l’homme et, à cet égard, les nombreux problèmes qui existent dans notre environnement doivent être résolus rapidement.
Dans ce contexte, j’attache une grande importance à la coopération active entre les professionnels travaillant dans le domaine de la protection des droits de l’homme, les représentants des institutions publiques, la société civile et les médias, ainsi qu’à l’adoption de pratiques conformes aux normes éthiques.
Mes discours adressés à divers acteurs dans le domaine de l’égalité et de la non-discrimination sont généralement critiques, compte tenu de la nature spécifique de la mission de l’institution du Défenseur des droits de l’homme. Cependant, je considère aujourd’hui qu’il est important de fonder mes remarques également sur des mots de gratitude, adressés à toutes les parties prenantes qui s’engagent à faire progresser ce domaine et à surmonter les défis grâce à une coopération constructive. Dans le même temps, j’estime qu’il est essentiel d’assurer un changement conceptuel dans les activités des acteurs dont les pratiques ne répondent pas aux normes contemporaines, y compris aux principes éthiques, appliquées dans le domaine de l’égalité et de la non-discrimination.
Dans ce contexte, je tiens à noter avec satisfaction que les représentants des institutions étatiques ont fait preuve d’une attitude constructive en acceptant nos critiques concernant la protection des droits de l’homme, l’égalité et la garantie de la non-discrimination, même dans des situations délicates où nos positions étaient diamétralement opposées. Je considère cette circonstance comme essentielle pour trouver des solutions aux divers problèmes et défis qui existent dans le domaine des droits.
Il est important de souligner que le processus de protection des droits humains ne peut être efficace sans la participation directe des titulaires de droits. Autrement dit, il est essentiel de travailler non seulement pour les personnes, mais aussi avec elles. Dans ce contexte, j’estime indispensable la participation des personnes handicapées, des enfants, des représentants des minorités nationales et d’autres acteurs, ainsi que des organisations de la société civile, au processus de garantie des droits humains.
Je tiens à souligner tout particulièrement que l’institution du Défenseur des droits humains a profondément modifié son approche de cette question, notamment en intensifiant la participation de divers acteurs et partenaires de la société civile aux processus décisionnels les concernant, à la résolution des problèmes existants en matière d’égalité et de non-discrimination, et à d’autres processus.
De même, j’encourage tous les acteurs mandatés dans le domaine de la protection des droits humains à garantir la participation directe des titulaires de droits aux processus décisionnels et d’élaboration des politiques qui les affectent.
Je tiens également à souligner le rôle important de la société civile dans la résolution des problèmes dans ce domaine.
Je tiens à souligner que, malgré les progrès accomplis en matière d’égalité et de non-discrimination, plusieurs enjeux sectoriels demeurent d’actualité. Afin de relever ces défis, j’estime essentiel d’entreprendre une réforme globale du système d’éducation aux droits humains, de dépasser les stéréotypes sociaux profondément ancrés, de renforcer les compétences des spécialistes et des représentants des institutions compétentes œuvrant dans ce domaine, de sensibiliser le public et d’établir des normes éthiques.
Je souhaite insister tout particulièrement sur l’importance d’adopter le projet de loi « Sur la garantie de l’égalité et la protection contre la discrimination ».
Mes chers collègues,
En conclusion, je tiens à souligner que la protection des droits humains n’est pas un simple travail ou une activité formelle quotidienne, mais une véritable mission qui doit être accomplie avec un grand sens des responsabilités et un dévouement sans faille. Mon travail, comme celui de mon équipe, repose sur les principes susmentionnés, avec pour objectif prioritaire de garantir la protection de chacun et la possibilité de vivre dans la dignité.
Je remercie toutes les personnes qui collaborent activement avec nous et nous soutiennent dans cette mission. J’adresse également mes remerciements à nos collègues qui, dans le respect des principes éthiques et des valeurs professionnelles, soulèvent des questions relatives à la protection des droits humains. Je suis convaincu que, grâce à nos efforts conjoints, nous pourrons contribuer à l’objectif primordial de bâtir un environnement tolérant, solidaire et égalitaire.
Je souhaite à tous des échanges fructueux et une amélioration continue du système de protection des droits humains, fondé sur des normes éthiques.
Merci.
Cette conférence a été organisée par le Bureau du Défenseur des droits de l’homme dans le cadre du projet « ATHENA : Promouvoir l’agenda des droits humains et renforcer les autorités nationales », financé par l’Union européenne et mis en œuvre en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
