Seule la moitié des communes catalanes disposent de conseils locaux pour enfants

– Síndic de Greuges de Catalunya –

Les conseils d’enfants sont un instrument de participation et d’écoute de ce groupe

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, célébrée aujourd’hui, le 20 novembre, le Médiateur catalan a présenté un rapport Focus qui évalue la situation des conseils locaux de l’enfance en Catalogne, prévu par la loi 14/2010 du 27 mai, sur les droits et les opportunités des enfants et des adolescents.

Cette loi établit que les autorités publiques doivent promouvoir le droit des enfants et des adolescents à participer activement à la construction d’une société plus juste, plus solidaire et démocratique, et qu’elles doivent créer de nouveaux espaces sociaux qui stimulent cette participation. Pour rendre cela efficace, il met à disposition des administrations locales un outil spécifique, les conseils de participation territoriale pour les enfants, et les rend obligatoires pour toutes les municipalités de plus de 3 000 habitants.

L’analyse de l’Enquête sur les politiques locales pour les enfants et les adolescents (2024), envoyée par le Médiateur catalan aux communes de 3 000 habitants ou plus, montre que seulement 48,9 % des municipalités disposent d’un conseil local de l’enfance. Les autres, plus de la moitié, n’en ont pas.

Le rapport conclut également que l’existence de ces conseils est influencée par la taille et les revenus de la municipalité. Ainsi, seulement 24,7 % des municipalités comptant entre 3 000 et 5 000 habitants en possèdent. Les municipalités ayant une population plus importante nées hors de Catalogne ont également tendance à avoir moins de conseils.

Ainsi, les enfants vivant dans de petites municipalités et ayant une composition sociale plus défavorisée ont moins d’opportunités de participer politiquement, ce qui viole un droit reconnu par la Convention relative aux droits de l’enfant.

Biais dans la composition et la participation

Actuellement, 4 531 enfants et adolescents participent aux conseils de l’enfance, mais le rapport met également en lumière des biais importants : la participation des adolescents de plus de quinze ans (0,5 %) et des enfants de nationalité étrangère (2 %), avec un handicap (0,8 %) et en tutelle (0,2 %) est faible.

Dans le rapport 2024 sur les droits de l’enfant, présenté il y a une semaine, l’institution a souligné la nécessité pour les enfants et les jeunes d’être entendus et de participer aux décisions politiques qui les concernent. Le rapport note également que l’âgisme affecte les enfants car il limite leurs droits et opportunités, et que les politiques publiques ne tiennent souvent pas compte de la perspective de l’âge et des besoins de ce groupe. En ce sens, l’institution considère que les conseils pour enfants sont un outil très précieux qui doit être consolidé.

Manque de consolidation

La principale raison avancée par les conseils municipaux pour ne pas créer de conseils d’enfants est l’insuffisance des ressources pour les rendre plus dynamiques (40 %). Ils allèguent également que la question n’a pas été soulevée (32 %) et que la question est difficile à garantir l’implication des enfants, en particulier des adolescents (12,1 %). Quant aux problèmes rencontrés par les municipalités qui disposent d’un conseil, la faible participation lors de la dynamique (25,4 %) et le manque de connaissance des enfants et des adolescents de leurs droits (20,1 %) se démarquent. De plus, 19 % des municipalités affirment que les administrations ne prennent souvent pas suffisamment en compte les recommandations émanant des conseils. Cependant, 98 % des municipalités qui disposent de conseils les valorisent très positivement, notamment parce qu’elles leur permettent de connaître les revendications des enfants, de les former aux droits et de les aider à concevoir les politiques publiques de la municipalité.

Un quart des conseils ne disposent pas de réglementation

L’existence d’un règlement qui régule le conseil détermine la structure et la fréquence des réunions, ce qui assure la stabilité du projet. Cependant, les chiffres indiquent que 21,6 % des municipalités municipales ne disposent pas de réglementation.

De plus, seulement 32,8 % des municipalités entretiennent une relation quelconque avec le Conseil National pour l’Enfant et les Adolescents de Catalogne (CNIAC), malgré le fait que la réglementation prévoit ce lien.

Recommandations

Le Médiateur catalan formule plusieurs recommandations pour renforcer le droit des enfants à la participation politique :

  • Promouvoir la formation des enfants à leurs droits.
  • Créer des conseils d’enfants dans toutes les municipalités de 3 000 habitants ou plus.
  • Consolidez-les avec des réglementations, du personnel technique et des ressources stables, avec un minimum de quatre réunions annuelles.
  • Assurer la participation des enfants sous-représentés, y compris les enfants de moins de six ans et les adolescents.
  • Promouvoir la participation des conseils aux sessions plénières municipales.
  • Intégrer les propositions des conseils dans les politiques publiques locales.
  • Au sein du Département des droits sociaux et de l’inclusion, réduire les inégalités territoriales et renforcer le lien avec le CNIAC.
2025-11-24T17:29:53+01:00
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