
– Défenseur des droits de l’Homme de la République d’Arménie –
L’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, a pressé aujourd’hui le gouvernement provincial de s’attaquer rapidement à la « crise grandissante » dans les établissements correctionnels surpeuplés. Citant la hausse de 55 % des plaintes au sujet des établissements correctionnels dans la dernière année (6 870 cas) et la détérioration des conditions dont son personnel et lui-même ont été témoins, l’Ombudsman a dit qu’« une réforme systémique significative » respectueuse des droits des détenu(e)s est un « impératif moral ».
« Bien que ce secteur soit depuis longtemps notre principale source de plaintes, la nature et la gravité des plaintes que nous entendons – et dont nous sommes témoins lors de nos visites – exigent une attention urgente », explique-t-il dans son 10e Rapport annuel, qui coïncide avec le 50e anniversaire du Bureau. « Lorsque nous ne parvenons pas à préserver la dignité fondamentale des personnes en détention, nous faisons plus que leur infliger des préjudices : nous minons la confiance du public, dégradons les conditions de travail du personnel et affaiblissons les fondements mêmes de notre système de justice. »
Plus tôt ce mois-ci, l’Ombudsman Dubé a lancé une enquête sur la réponse du ministère du Solliciteur général à un incident de deux jours survenu au Complexe correctionnel Maplehurst lors duquel des détenus ont été forcés de s’asseoir face au mur, en sous-vêtement, les poignets liés par des attaches de plastique. Il signale avoir récemment visité le Complexe avec le personnel, qui s’est aussi rendu dans 11 autres établissements en 2024-2025. Les cas sur les centres de justice pour la jeunesse, que le personnel de l’Ombudsman a visités pour rencontrer individuellement des centaines de jeunes détenu(e)s et entendre leurs préoccupations, ont eux aussi plus que doublé en 2024-2025 pour atteindre un nombre record de 423 contre 202 l’année précédente.
Au total, l’Ombudsman a reçu 30 675 cas (plaintes et demandes de renseignements) au cours de l’année fiscale 2024-2025, un record inégalé en 30 ans. Lorsqu’on prend en compte les changements du côté de la technologie et du mandat du Bureau, c’est du jamais vu, comme il en fait la remarque : « […] je peux dire sans me tromper que pendant cette année charnière, nous avons aidé plus d’Ontarien(ne)s à régler plus de problèmes que jamais dans notre histoire. »
