Le Sindic défend l’égalité des conditions pour les enfants et adolescents dans les activités sportives

– Le Sindic – Défenseur des personnes (Espagne) –

La situation actuelle génère des difficultés pour justifier les différences entre des adolescents du même âge pratiquant le même sport.
Une première résolution autorise uniquement les compétitions pour les athlètes fédérés de plus de 16 ans.

Au début du mois de janvier 2021, le Síndic a publié une déclaration sur l'importance de l'enseignement éducatif, surtout dans le contexte de pandémie, en tant qu'espace d'opportunités pour les enfants, avec une forte fonction préventive et compensatoire des inégalités sociales.

En ce qui concerne spécifiquement le sport, la résolution publiée souligne la nécessité de garder à l'esprit que la fermeture des installations et des équipements sportifs dans les zones fermées et les limitations des activités sportives extrascolaires ont également conduit à la suspension d'un pourcentage élevé d'activités sportives de loisirs des enfants et des adolescents.

En conséquence, le Síndic a envoyé au Département de la Santé une série de recommandations visant à prévenir la limitation ou la suspension des activités périscolaires, en général, et des activités sportives pour enfants et adolescents, en particulier.

Plus récemment, le 24 février, et à la lumière des nouvelles mesures pour faire face à la pandémie, le Síndic a émis une nouvelle résolution dans laquelle il demande d'autoriser la réouverture des activités périscolaires pour les élèves des écoles maternelles et primaires, au-delà des activités périscolaires qui se déroulent en respectant les mêmes groupes de coexistence stable définis pour l'activité scolaire, et la pratique sportive fédérée également à partir du stade de l'enseignement secondaire.

Le Síndic a également affirmé que cette nouvelle réglementation impliquait une distinction entre les pratiques sportives fédérées et non fédérées. Cette distinction ne trouve aucun appui dans le système juridique et ne semble pas non plus obéir à des critères sanitaires objectifs.

Selon le Síndic, cette distinction a créé des situations difficilement explicables entre des adolescents du même âge qui pratiquent le même sport, de sorte que  ceux qui ont une licence de fédération peuvent s'entraîner dans les conditions établies par les règlements de la fédération, tandis que d'autres, ceux qui n'ont pas la licence correspondante, ne peuvent pas le faire.

Dans ce contexte, le Síndic a considéré que le maintien des limitations des activités sportives non fédérées à partir de l'enseignement secondaire impliquait une approche différenciée qui n'était pas justifiée face à des sujets juridiques identiques. Pour cette raison, il a recommandé au Département de la Santé de revoir les mesures de santé publique dans le but d'éliminer la distinction actuelle basée sur l'âge et selon la manière dont les adolescents sont liés aux entités sportives. Dans le même ordre d'idées, il a également demandé que soit étudiée la possibilité d'autoriser les activités sportives non fédérées liées aux conseils sportifs de Catalogne à partir du stade de l'enseignement secondaire obligatoire, dans les mêmes conditions que celles qui sont autorisées pour les sportifs fédérés, c'est-à-dire sans que cette pratique soit conditionnée par l'appartenance des adolescents ou des jeunes au même groupe de coexistence stable défini pour l'activité scolaire.

Le 5 mars, le Département de la Santé a publié une nouvelle résolution, d'où il ressort que l'activité sportive, autant fédérée que sous licence des Conseils des Sports de Catalogne, est autorisée dans des conditions égales pour tous les athlètes, qui peuvent s'entraîner dans leurs groupes stables habituels et participer à des compétitions régulières, conformément aux recommandations du Síndic.

Toutefois, en ce qui concerne les compétitions, la résolution n'autorise que celles des athlètes fédérés âgés de plus de 16 ans. En outre, il établit que les élèves fédérés de l'école maternelle, de l'école primaire, du collège, du lycée et de la formation professionnelle peuvent s'entraîner dans leurs sports sans devoir limiter les groupes à six élèves et en suivant les règlements de la fédération, tandis que ceux qui pratiquent les mêmes sports avec une licence du Conseil des sports de Catalogne ne peuvent s'entraîner que dans des groupes de six. Et dans l'enseignement secondaire, seuls les élèves fédérés de plus de 16 ans peuvent concourir.

À la lumière de cette nouvelle réglementation, le Síndic a approché le Département de la Santé pour demander des informations sur la raison pour laquelle seules les compétitions sportives pour les athlètes fédérés de plus de 16 ans ont été autorisées, et sur le projet d'autoriser également les compétitions sportives pour les enfants et les adolescents de moins de 16 ans, tant dans le cas des athlètes licenciés au niveau fédéral que dans celui des athlètes licenciés par les Conseils des sports de Catalogne.

Le Síndic plaide pour une interprétation de la résolution en faveur des droits fondamentaux des enfants et des adolescents et défend le fait que l'activité sportive, tant fédérée que licenciée par les Conseils des Sports de Catalogne, est autorisée sur un pied d'égalité avec tous les athlètes qui peuvent s'entraîner dans leurs groupes stables habituels.

Selon le Síndic, la distinction par rapport aux compétitions, autorisées uniquement aux athlètes fédérés de plus de 16 ans, constitue un traitement différencié basé sur l'affiliation de l'athlète à un type spécifique d'entité sportive qui n'est pas justifié et représente une augmentation par rapport aux adolescents licenciés par le Conseil des Sports.

Site internet du Sindic - Défenseur des personnes
2021-03-15T11:45:45+01:00
Aller en haut