En mai dernier, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) organisait la 6ème édition des Journées des réseaux institutionnels de la Francophonie dans ses locaux à Paris

Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF)

Deux jours durant, ces journées ont rassemblé les Présidents et Secrétaires généraux de ces réseaux dont l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) présidée par Monsieur Marc BERTRAND, Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique).

L’objectif : améliorer le partage d’expériences entre les institutions des pays francophones sur le renforcement de l’État de droit.

La Francophonie compte aujourd’hui 16 réseaux institutionnels, structures souples et réactives, mobilisés dans les secteurs du droit et de la justice, des droits de l’Homme, de la régulation, de la médiation et des élections. Ils sont les partenaires stratégiques et privilégiés de l’OIF en tant qu’acteurs principaux d’une coopération professionnalisée et de proximité, privilégiant l’échange d’expériences, de connaissances et le développement de solidarités entre pairs.

Organisées tous les deux ans en préparation de la tenue du Sommet de la Francophonie – le prochain aura lieu en octobre 2018 à Erevan (Arménie) –, ces Journées sont un moment de rencontre, de dialogue et de proposition afin d’apporter des réponses utiles aux enjeux identifiés dans l’action de promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme.

Cette 6ème édition s’articulait en trois temps :

– La séance plénière introductive où les interventions de Grands témoins de la Francophonie sur les évolutions et thèmes majeurs enregistrés dans l’espace francophone depuis 2016 ont précédé l’allocution de la Secrétaire générale de la francophonie.

– Trois ateliers, consacrés aux actions menées dans les secteurs du droit et de la justice, des droits de l’Homme et de l’accompagnement des processus électoraux qui ont permis d’échanger sur la spécificité de l’approche francophone.

– La séance plénière de clôture afin de restituer les conclusions des ateliers, de définir et d’approfondir les pistes de travail communes aux réseaux institutionnels pour les deux années à venir.

L’AOMF, par la voix de son Président, a souligné l’importance des réseaux et des liens à renforcer entre ces derniers et les Chefs d’Etat, notamment, à l’occasion des Sommets de la Francophonie. Monsieur BERTRAND a également rappelé la place essentielle que chaque institution nationale membre de chacun des réseaux institutionnels occupe au sein des Etats démocratiques au moment où dans plusieurs pays certaines de ces institutions sont contestées ou remises en cause.

Il est bon de rappeler que l’AOMF, dont les objectifs consistent notamment à promouvoir la connaissance du rôle de l’ombudsman et du médiateur dans la Francophonie, et renforcer ces institutions, consacre ses engagements et ceux de ses membres en faveur de la mise en œuvre de la Déclaration de Bamako (3 novembre 2000).

Par la Déclaration de Bamako, les pays et gouvernements signataires ayant le français en partage, proclamant que « Francophonie et démocratie sont indissociables », ont pris un certain nombre d’engagements relatifs à la consolidation de l’État de droit. Ceux-ci portent notamment sur le renforcement des capacités des institutions de l’État de droit, sur le renouveau de l’institution parlementaire, sur l’indépendance de la magistrature et la qualité de la justice, sur le principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions, sur le principe et le contrôle des institutions par des instances impartiales ainsi que sur le soutien des institutions relatives à l’intégration et la coopération régionales.

Le message du Président de l’AOMF a été entendu par Son Excellence Madame Michaëlle JEAN, Secrétaire générale de l’OIF, qui a promis de réfléchir à la demande de l’AOMF et soutenue par d’autres réseaux institutionnels.

2018-07-11T15:24:25+00:00