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Aller simple pour Calais. Au prix d’une vie…

Délégué général de la Communauté française aux droits de l'enfant (Belgique) - 25/07/2017

Communiqué de presse du 25 juillet 2017

Le Parquet de Bruxelles confirme officiellement ce dont personne ne doutait vraiment depuis samedi : en voulant s’accrocher à l’arrière d’un bus en partance pour Calais, le jeune Omar, 17 ans, s’est tué.

Depuis plusieurs semaines, l’ensemble des organisations humanitaires et des Droits de l’Homme dénoncent une situation détestable qui se détériore chaque jour au Parc Maximilien.

Des centaines de migrants, dont de nombreux MENA, y dorment chaque soir dans des conditions humainement intolérables, secourus principalement par quelques dizaines de citoyens engagés. La seule intervention de l’Etat se résume à celle de la police. Celle-ci effectue de nombreux contrôles et autant de rafles qui se terminent par la confiscation des sacs de couchage et des maigres biens dont disposent  ces malheureux.


A de nombreuses reprises, le Délégué général aux droits de l’enfant a dénoncé la protection insuffisante dont bénéficient les mineurs étrangers non accompagnés (MENA), du fait même de l’approche sécuritaire et répressive choisie par l’ensemble des pays européens et à laquelle la Belgique n’échappe pas.


Contrairement à la version officielle, le décès du jeune Omar n’est sans doute pas accidentel.  Il est la conséquence indirecte du manque de prévoyance et de précaution à l’égard de ces enfants dont aucune autorité ne peut nier avoir été dûment informée de la présence dans le Parc Maximilien.


Nous n’avons de cesse de le répéter : quel que soit son statut administratif ou légal sur notre territoire, chaque mineur d’âge doit pouvoir bénéficier de toutes les garanties offertes par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Celles-ci commencent par la reconnaissance de son intérêt supérieur dans toutes les situations qui le concernent.


Les MENA qu’ils soient demandeurs d’asile ou non ne peuvent être considérés comme des migrants irréguliers qui doivent être éloignés du territoire ou peuvent être laissés à l’abandon : ce sont des enfants auxquels nous devons aide et assistance.


Avant d’autres drames et pour éviter de contraindre ces enfants à la clandestinité qui ne fait que les rendre plus vulnérables encore, le Délégué général aux droits de l’enfant recommande, avec la plus grande insistance, l’ouverture d’un centre d’accueil d’urgence pour permettre à ces enfants de bénéficier de conditions de vie acceptables et de disposer d’une information accessible pour leur permettre de poser les choix les plus judicieux pour leur avenir.


Rest In Peace Omar.



Bernard De Vos
Délégué général aux droits de l'enfant
Rue de Birmingham 66
1080 Bruxelles
dgde@cfwb.be
0475.42.79.89

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